Publié le 03/06/2015

Mon meilleur souvenir d'événement, c'est toujours le dernier qui vient de se dérouler, donc souvent la semaine dernière, car je pilote environ 25 salons dont plus de la moitié à l'étranger. Je suis toujours aussi admirative du travail des équipes et de leur capacité à bluffer les participants en dépassant constamment les limites de l'événement.

Comment êtes-vous arrivée là ?

Après une formation commerciale, un début de carrière dans la presse et l’édition, et quelques années de vie à l’étranger, j’ai démarré ma carrière dans le monde des salons en 1995, chez Exposium -en tant que directrice commerciale puis directrice de salons-, puis chez Reed entre 2004 et 2009 -en tant que directrice de division « Hospitality et restauration »-, puis enfin chez Comexposium depuis 2009 en tant que directrice générale de division AFCO (« Agriculture equipment, Food, Construction, Optics »).

Mon portefeuille inclut de grands salons d’agroéquipements (SIMA, SITEVI), de process alimentaire (Djazagro en Algérie), d’alimentation (SIAL Group qui est devenu en quelques années le premier réseau de salons agroalimentaires dans le monde), mais aussi maintenant INTERMAT ou le SILMO.

Je suis par ailleurs mariée et mère de 4 grands enfants.

Comme d’autres, je suis « tombée » dans ce milieu un peu par hasard, grâce à ma maîtrise des langues étrangères et mes compétences de communicante. J’ai découvert une filière à l’époque peu professionnalisée mais extraordinairement passionnante en termes de contacts, de foisonnement d’idées, de créativité, d’opportunités.

 

Vous œuvrez à la duplication des événements dans une stratégie d’expansion à l’international : pouvez-vous nous expliquer le principe ? Quels sont les grands enjeux ?

Toutes les divisions au sein de Comexposium ont vocation à faire de la croissance interne par la duplication d’événements. Il s’agit d’un process à la fois de développement commercial – en s’ouvrant à de nouveaux marchés où nos salons ont une place et un rôle à jouer-, mais également de formation et d’internationalisation des équipes.

Nous nous sommes beaucoup appuyés sur le travail de duplication du SIAL il y a 15 ans. C’était l’un de nos premiers projets et nous avons tâtonné, expérimenté des idées et concepts. Aujourd’hui, c’est l’exemple le plus abouti et il permet d’en tirer des bonnes pratiques et notamment les deux fondamentaux d’une duplication réussie :

  • il faut que la marque salon soit déjà forte et internationalisée dans son édition française (SIAL, SIMA, INTERMAT), pour en fabriquer une marque véritablement mondiale, dans laquelle les participants exposants et visiteurs sont assurés de trouver le même standard de qualité et le même retour sur investissement ; en deux mots se retrouver chez eux à l’autre bout du monde !
  • cela nécessite un très gros travail avec les partenaires locaux sur une collaboration constructive et interculturelle, qui permette d’apporter les savoir-faire de Comexposium partout dans le monde (en particulier sur la logistique, la commercialisation internationale et le marketing visiteurs), mais aussi de tirer le meilleur parti de la culture et de l’identité locale. Cela prend du temps et énormément d’investissement humain pour s’assurer du respect de la marque ! Ce développement humain rejaillit sur les 80 collaborateurs de la division en France et les 50 à l’étranger qui ont pour objectif commun de faire ensemble des événements qui ont du sens et qui conservent l’identité de l’événement d’origine.

 

Quel est votre meilleur souvenir d’événement ?

Mon meilleur souvenir d’événement, c’est toujours le dernier qui vient de se dérouler, donc souvent la semaine dernière, car je pilote environ 25 salons dont plus de la moitié à l’étranger. Je suis toujours aussi admirative du travail des équipes et de leur capacité à bluffer les participants en dépassant constamment les limites de l’événement.

Les 3 derniers auxquels j’ai assisté sont DJAZAGRO en Algérie, une formidable réussite d’un salon qui apporte des services incroyablement efficaces aux professionnels algériens ; INTERMAT, extraordinaire salon français des travaux publics et du gros oeuvre, réalisé à Paris Nord Villepinte avec une partie démo outdoor de 80 000 m2 ; le SIAL Chine, plus de 100 000 m², n°1 de toute l’Asie pour les salons food ; et puis le prochain dont je suis particulièrement fière : Sitevinitech China, un petit salon très pointu sur les équipements de viticulture, situé à Yinchuan, dans la province du Ninxia : il faut une sacrée légitimité sur le marché chinois pour piloter un salon en totale coopération avec cette province viticole du centre nord de la Chine.

 

Nous remercions Valérie LOBRY pour son enthousiasme et sa disponibilité.

Photo crédit Bruno Mazodier