Publié le 29/04/2015

"Mon rêve serait qu’au même titre que certaines industries reconnues comme fleurons français, il y ait en permanence un représentant de notre industrie (organisateur de salons, de congrès, représentant d’une destination ou d’un site par exemple) qui accompagne tous les voyages présidentiels et diplomatiques français. Nous sommes une filière au poids important, qui doit être reconnue comme telle par l’ensemble des acteurs, qu’ils soient institutionnels ou économiques".

Mise à jour 2018 : Olivier LÉPINE, Ancien Directeur Général de Biarritz Tourisme, Administrateur d’Unimev, Secrétaire Général de France Congrès et Administrateur d’Atout France. Aujourd’hui Conseiller Technique au cabinet du Maire de Biarritz.

 

Olivier LÉPINE, comment êtes-vous arrivé à Biarritz ?

Je suis lyonnais d’origine ! J’ai débuté par 12 ans dans l’hôtellerie internationale suivis d’une petite dizaine d’années  à développer les congrès et le tourisme à Lyon.

En 1995, le Maire de Biarritz décide de construire sa campagne électorale sur la renaissance de la ville en redynamisant l’économie touristique. Jean Marc JANAILLAC, actuel Président  de Transdev et à l’époque Directeur général  de Maison de la France (aujourd’hui Atout France) et Christian MANTEI, Directeur général d’Atout France ont soufflé mon nom. Ne connaissant ni Biarritz, ni le Maire j’ai décidé d’accepter !

Biarritz était une ville totalement fermée l’hiver : les hôtels tournaient 5 mois par an avec un taux d’occupation de 55%. Aujourd’hui, nous avons augmenté la capacité d’accueil de 30% et le taux d’occupation atteint les 60% sur l’année. La clef du succès ? Beaucoup de travail et de la pédagogie !

 

Votre meilleur souvenir d’événement ?

J’en citerai trois, tous emblématiques du « miracle » de l’événement :

Tout d’abord,  la soirée de gala du BTF (Belgium Travel Fair) au Hyatt en 1981 Nous avions décidé de déménager une soirée très « guindée » dans notre hôtel et de la transformer en une immense soirée festive, incluant un éléphant dans le hall d’accueil ! Je pense honnêtement que cet événement a durablement changé l’ambiance de l’industrie touristique en Belgique !

Le deuxième était un dîner que nous avions organisé dans la halle Tony Garnier de Lyon en 1989 : 46 couverts servi par le chef Alain CHAPEL, dans un lieu de 16 000 m2, de 80 m de faîtage sans colonnes. Cette soirée mémorable a prouvé au Maire de Lyon une semaine après son élection que cette halle devait devenir un lieu événementiel et non un musée. Et ce fut le cas !

Enfin, un troisième grand souvenir : le G20, sommet des chefs d’état, en 2000 : l’un des premiers événements d’envergure internationale à Biarritz.

 

Votre rêve pour la filière de l’événement ?

Mon rêve serait qu’au même titre que certaines industries reconnues comme fleurons français, il y ait en permanence un représentant de notre industrie (organisateur de salons, de congrès, représentant d’une destination ou d’un site par exemple) qui accompagne tous les voyages présidentiels et diplomatiques français. Nous sommes une filière au poids important, qui doit être reconnue comme telle par l’ensemble des acteurs, qu’ils soient institutionnels ou économiques.

 

Un dernier mot à quelques mois du Congrès qui se tiendra chez vous ?

Oui ! Pour ceux qui veulent jouer au golf après le Congrès, inscrivez-vous vite ! Et pour les autres, rendez-vous  au Chalet de l’Ancolie à Megève !

 

Nous remercions Olivier LÉPINE pour sa disponibilité.