Publié le 04/07/2017

J’attends que chaque participante et participant parte avec une inspiration sur le sujet du SYT 2017, du genre « et si j’essayais ça pour voir ».

Parlez-nous un peu de vous !

C’est peut-être la question la plus difficile.

Tout d’abord j’ai 42 ans et j’ai la chance de vivre avec trois femmes extraordinaires et inspirantes, vous l’aurez compris ma fiancée et mes deux filles de 10 et 7 ans.

Dans mes aspirations professionnelles, j’ai eu la chance d’avoir des responsabilités très vite en intégrant le cabinet Ernst&Young à 22 ans. J’ai travaillé sur des projets de fusion acquisition puis de transformation et conduite du changement.

J’ai assez vite trouvé un territoire d’expression idéal avec l’accompagnement des transformations et des collectifs. Pour être sincère j’ai rarement le sentiment de « travailler » au sens pesant du terme. J’aime à contribuer à construire le futur et cela suffit à mon plaisir.

Au bout de 10 ans, il m’a semblé presque naturel de tenter l’aventure entrepreneuriale dans mon métier historique du conseil et de l’accompagnement, j’ai donc rejoins le partnership d’une aventure qui venait de naître deux ans plus tôt : La Voie Des Hommes, mais je crois que nous allons en parler un peu plus tard.

Et puis dans la même logique, et toujours dans le souci de me former par la pratique, j’ai pris des participations dans des start-ups et occupe dans l’une d’elle une part active. Cela me permet de vivre dans la peau d’un entrepreneur qui développe un produit et un service, doit faire face à des réajustements, doit intégrer les différentes logiques managériales… et qui plonge dans le numérique.

Cela fait des semaines bien chargées, mais au final j’ai le sentiment que chaque aventure nourrit l’autre et que tout cela est très cohérent !

 

Parlez-nous de La Voie des Hommes (naissance, évolution, etc.) ?

La Voie Des Hommes approche les 14 ans si ma mémoire est bonne. C’est une communauté de talents libres (indépendants) dont la genèse repose sur deux grands axes car nous observions déjà à l’époque :

  • la montée en puissance du travail indépendant dans les prestations intellectuelles. Je dois dire que la réalité confirme nos intuitions et l’analyse que souvent quand on fait le choix de l’indépendance et bien nous souhaitons être libres… mais idéalement pas isolés ;
  • les problématiques des clients étaient souvent plurielles et méritaient des regards pluridisciplinaires. Les cabinets de conseil structurés de manière traditionnelle avaient du mal à s’adapter car manque d’agilité en interne.

Vous l’avez compris La Voie Des Hommes répond donc à deux grands enjeux :

  • Accompagner des transformations et des changements par des dispositifs et des équipes sur mesure issues d’un vivier de plus de 250 indépendants qui grandit tous les jours (et dont je fais partie). Nous proposons à chaque fois des dispositifs ad hoc où peuvent se mêler conseil, formation, conception et facilitation d’événements, coaching selon les besoins et bien sûr différentes expertises métiers. La composition des équipes n’a pas de limites, par exemple cette année j’ai mené des projets avec d’autres structures de conseil spécialisées ou fait intervenir un client chez un autre client en partenariat avec LVDH.
  • Permettre à un indépendant d’accélérer la réussite de son projet en se liant, au rythme où il le souhaite, à d’autres indépendants

Cela nous permet d’apprendre depuis plus de 10 ans à vivre en collaboration, mais aussi en compétition et coopétition… finalement ce que vivent nos clients

Vous entendez beaucoup parler d’agilité et encore plus d’entreprise libérée… nous le vivons depuis plus de 10 ans… mais nous ne l’avons jamais nommé.

Concernant son évolution, LVDH a grandi sur des bases solides, possède aujourd’hui une jolie réputation et continue son aventure qui est pilotée par un collège de plus de 20 associés dans un principe de parité Homme/Femme.

 

Est-ce qu’il y a un projet qui vous tient particulièrement à cœur et dont vous souhaiteriez nous parler ?

C’est toujours dur de choisir je vais donc ne pas le faire :).

Sur les derniers 6 mois j’ai été marqué par :

  • L’Afrique car j’accompagne un grand groupe dans le déploiement de sa culture managériale sur le continent africain. J’ai rencontré des gens extra ordinaires qui ont soif d’apprendre et découvert des marchés avec des taux de croissance vertigineux
  • Un client qui me confie la conception et l’animation de son séminaire annuel pour la dixième année d’affilée, chaque année emportant un thème différent. J’ai toujours été persuadé que c’est dans la durée que mon métier avait tout son sens, cela semble se confirmer. Il est important de noter que chaque année l’équipe qui m’a accompagné a évolué pour être en phase avec la thématique.
  • Un autre client qui me sollicite pour faciliter une grosse réunion de travail entre lui et son plus gros client, c’est d’ailleurs de plus en plus le cas au sens où nous sommes sollicités pour des sujets internes comme un séminaire des managers, le SYT… mais de plus en plus pour générer de l’intelligence collective entre des partenaires commerciaux y compris dans le domaine des foires et salons.
  • Puis bien sûr le SYT 2017, au passage je souhaite signifier à quel point l’équipe des permanents des associations est pertinente et engagée, c’est un plaisir de collaborer avec eux.

 

Vous avez fait partie du jury des SYT D’OR, et vous avez notamment primé 2 recommandations étudiantes pour les prix BAC +3 et BAC +5. Si vous aviez UN conseil à donner à ces futurs jeunes diplômés, quel serait-t-il ?

D’abord quel travail et quel talent, bravo !, ! Si je faisais une grande synthèse, nous avons vu des dossiers très créatifs mais avec une faible approche des notions de performance et d’économique et vice-versa. La complexité de l’exercice dans le monde moderne est de faire les deux dimensions : créatif ET en lien avec la performance souhaitée… allez encore un petit effort… vous n’êtes pas loin !

 

Quel est votre rôle sur SYT – See You There ? Quelle a été votre méthode de travail ?

Il y a plusieurs axes dans mon travail.

Le sujet a été choisi par un comité de programmation et j’ai été sollicité ensuite pour designer et faciliter l’événement avec mon équipe. En effet, j’avais animé le séminaire du conseil d’administration d’UNIMEV selon un principe d’intelligence collective et cela semble avoir plutôt bien marché.

Le design consiste à proposer le meilleur enchainement de séquences de travail pour atteindre un but précis. Il prend toujours en compte les points importants pour les donneurs d’ordre, et cette année il y en a plusieurs pour les 4 séances en plénière :

  • permettre à la communauté élargie de prendre la parole d’où le fait que des clients seront sur scène ;
  • initier une démarche d’intelligence collective en mettant plus d’interactions entre les différentes parties prenantes : speakers, participants…

Le design prend aussi en compte les possibilités offertes par le lieu, les timing… et puis bien sûr, il s’agit de faciliter l’événement avec un mix d’interviews en live, de mobilisation de la salle par des dispositifs technologiques et de produire une synthèse graphique mais shuut c’est une surprise !

 

Qu’est-ce que vous attendez de cet événement ?

J’attends que chaque participante et participant parte avec une inspiration sur le sujet du SYT 2017, du genre « et si j’essayais ça pour voir ».

Au-delà des exemples qui vont être présentés, l’enjeu est que chacune et chacun comprenne les principes actifs derrières les exemples et puissent l’appliquer chez elle/lui si elle/il en a envie bien sûr et en s’adaptant à son métier, ses moyens, ses envies…

 

Pour conclure, selon vous, quelle est la suite pour cette filière en pleine mutation ?

S’allier entre métiers et cultures encore plus pour trouver des nouveaux modèles de proposition de valeur et économiques.