Publié le 30/01/2019

Le 10 janvier à French Event Booster, l’équipe de l’ICD International Business School- composée de Cindy MORDOMO, Pauline AUTOGUE, Orlane PELISSIER, Julien BOUVIER et Camille TRUGLAS - a remporté la finale des Challenges Étudiants 2018. Nous avons rencontré Cindy, Pauline et Orlane présentes ce jour-là pour présenter leur recommandation sur un modèle de prédiction de participation à un congrès (sujet proposé par Colloquium).

Vous venez de gagner les Challenges Étudiants, félicitations ! Est-ce que vous pouvez nous rappeler le processus ?

Pauline AUTOGUE : Nous avons eu le sujet mi-octobre, nous l’avons décortiqué pendant deux bonnes semaines pour bien comprendre comment l’usage de la big data pouvait nous aider à y répondre. Colloquium nous a rapidement envoyé toutes leurs données et le reste a été de l’affinage.

 

Comment avez-vous travaillé avec Colloquium ?

Orlane PELISSIER : Ils ont été présents ! Nous les avons rencontrés trois fois en plus des échanges via Slack. Mais nous avons surtout été formés au traitement de la data par deux enseignants-chercheurs de l’ICD International Business School qui nous ont bien aidé à déblayer le sujet.

 

Cindy MORDOMO : Finalement, nous n’avions pas tant de questions à poser à Colloquium. Nous avions surtout besoin d’informations sur l’analyse même de la data, pour comprendre comment faire. Nous nous sommes vraiment appuyés sur le soutien des deux data analysts plus que sur Colloquium, dont le brief était très clair, qui nous avait déjà donné tous ses fichiers et données. C’était à nous de comprendre ce qu’était la data.

 

Pauline AUTOGUE : Nous avons eu une occasion de solliciter Colloquium par mail et nous l’avons utilisée car les congrès médicaux et pharmaceutiques possèdent certaines spécificités qui nous étaient inconnues. Par exemple, nous ne savions pas que les intervenants étaient soumis à une candidature, nous avons reçu un fichier « intervenant » et avons été interpellés par la colonne « statut » qui pouvait être « confirmé » ou « refusé ». Donc nous avons surtout cherché à comprendre les données et avoir des précisions sur les scenari possibles.

 

La data c’est un sujet pointu qui n’est pas forcément proche, à première vue, du secteur de l’événementiel. Comment l’avez-vous appréhendé ?

Cindy MODOMO : Nous ne l’avons pas compris au début ! Nous avons fait des recherches, nous nous sommes appuyés sur l’aide qu’on a pu recevoir. Nous avons surtout décortiqué le sujet, relu le brief pour faire ressortir les éléments importants et comprendre quelles étaient les attentes et ce que nous étions censés faire. Une fois que nous avions compris le but de l’exercice, nous nous sommes concentrés sur la méthode pour répondre à la problématique sans être hors sujet.

 

Vous avez choisi l’angle des no-shows, pourquoi ?

Pauline AUTOGUE : Dans la problématique, l’enjeu était le niveau de fréquentation à un congrès. Mais il faut savoir que notre modèle est totalement adaptable ! Dans le fichier Excel que nous avons construit, la dernière colonne correspond à ce que l’on cherche à prédire ou expliquer, ici elle correspond au statut du participant (« show » ou « no show »). En récoltant de la data sur les médecins qui ne se sont pas inscrits à l’événement (et pas seulement les no-shows), on pourrait alors très bien s’intéresser au taux de pénétration. Pour ce faire, la dernière colonne du fichier serait alors le statut « inscrit » ou « non inscrit ». L’avantage du data management est de pouvoir s’adapter et capter de nouvelles données en fonction de la demande du client, et c’est cela qui est très intéressant !

 

Est-ce que travailler sur ce sujet et construire un outil inédit vous donne des idées pour monter votre propre entreprise ?

Cindy MODOMO : C’est sûr que ça donne envie ! Surtout que nous avons vraiment une vraie cohésion et une bonne dynamique au sein de notre groupe. Ce n’est pas la première fois que notre collaboration porte ses fruits. Le fait de gagner ces challenges et de voir le public content de notre présentation, nous amène effectivement à penser qu’il y a peut-être quelque chose à faire.

 

Pauline AUTOGUE : Pour ma part, je m’intéressais déjà à la data, j’envisageais même de poursuivre mon bachelor par un master dans ce domaine. Quand on m’a dit : « je te propose de faire partie des premiers acteurs travaillant sur un lien entre l’événementiel et la data », j’ai pensé que cela tombait à pic. Je ne vais peut-être pas continuer sur un master parce que j’ai d’autres projets, mais en tout cas faire une formation sur le sujet me semble essentiel car demain les données seront les premiers facteurs de décisions stratégiques tous secteurs confondus. Comme aujourd’hui on ne recrute que des personnes qui parlent français et anglais, à l’avenir, je pense que nous devrons tous avoir une notion en data management.

 

Comment valorisez-vous cette victoire sur un tel sujet ?

Orlane PELISSIER : Ce sujet est une épreuve complètement à part qui n’a rien à voir avec tout ce qu’on a pu faire dans notre formation. Je suis contente d’avoir enfin fini par comprendre ce qu’était la data !

 

Pauline AUTOGUE : Il ne faut pas oublier que ce que recherchent les recruteurs aujourd’hui, ce ne sont plus des profils standards qui ont suivi le cursus comme les autres et sortent avec le même diplôme. Ce qui fera la différence demain, c’est connaitre les normes ISO propres aux événements, c’est savoir créer un site Internet, c’est avoir des notions en data management, …. Ce sont toutes ces petites cordes que nous devrons ajouter à notre arc typiquement en participant à des challenges étudiants ou au travers de stages, en faisant du bénévolat, etc. Donc pour ma part, c’est clairement un argument de vente auprès des entreprises parce que nous serons prochainement sur le marché du travail.

Plus largement, c’est participer à un véritable enjeu pour la filière et à l’évolution de quelque chose qui va plus loin que notre CV. Nous pourrons dire : «  j’ai participé à la pose de la première pierre vers le développement d’un outil prédictif pour le secteur événementiel. ». On parle beaucoup de sciences émotionnelles en ce moment, il est donc évident que l’émergence d’une science événementielle fait partie du futur. Quand Colloquium et UNIMEV proposent de tels sujets, on a vraiment l’impression de participer à l’atteinte de nouveaux objectifs pour les entreprises vers une évolution plus globale de la filière.

 

Pour en savoir plus sur la formation, téléchargez la plaquette de présentation.